Citoyen, réveilles toi. On te prend pour un mouton !

Nous sommes tous des moutons

La pensée unique

je suis un moutonIl est venu pour toi le temps d’essayer de t’affranchir d’un certain modèle de pensée. Un modèle que l’on prend inconsciemment comme référence depuis des années. Cela parce que c’est le seul modèle visible et audible aujourd’hui. Ce blog a pour objectif de proposer un autre modèle. Il y a dans la société des gens qui pensent différemment et j’en fais parti.

Cette pensée unique que je dénonce est enseignée par des maîtres convaincus et convaincants. Leurs lieux de reproduction sont les médias : TV, radio, presse écrite. Ils délivrent leurs prêches et nous les écoutons, avides de recevoir notre pitance quotidienne. Nous les appelons : politiques, journalistes, animateurs TV ou radio.

Ils constituent la petite famille des bergers, gardiens attentionnés de troupeaux dociles. Et tu fais partie des moutons.

Tu penses pouvoir choisir ton Berger avec un bulletin de vote, la télécommande de ta TV ou le choix de tes lectures. C’est vrai, mais tu n’en es pas plus libre. Ces « élites » te proposent la même façon de voir les choses.

Tu es tondu quotidiennement par un maître que tu as choisi. Il te parle de lendemain heureux, il te distrait. Il est, en effet, plus facile d’accompagner une bête obéissante sur la longue route qui mène à l’abattoir.

Tu lis ces mots, tu te trouves peut-être à la croisée des chemins. Tu pourrais croire que je te propose un choix entre devenir berger ou rester mouton.

Renonce à devenir berger, la famille est très fermée. Le plus souvent, ils sont progénitures d’anciens bergers. Quelquefois, ils sont adoptés. Les élites les choisissent alors parmi les gagnants de petits combats dans lesquels seuls les plus charismatiques et pugnaces, survivent.

Sortir du troupeau

Je te propose donc de rester mouton. Mais tu n’es pas obligé de suivre le troupeau. Si tu veux rester un mouton docile, fais-le, mais fais-le en connaissance de cause. Je ne te blâmerai pas, car les attraits sont nombreux : une vie simple, sécurisée et sans surprise dans laquelle, riche ou misérable, tu travailles à assouvir tes besoins de consommations, de confort ou de pouvoir. Cette quête remplit tes journées. Et lorsque tu atteins l’objectif, lorsque tu possèdes enfin le bien ou le petit pouvoir que tu convoitais, la brève et médiocre jouissance qui en découle te pousse aveuglément à recommencer indéfiniment.

L’autre voie est longue, sinueuse et semée de nombreuses embûches. Mais cette route sur laquelle j’avance péniblement, si tu l’empruntes à ton tour, te conduira à penser et à agir plus librement.

Tu prendras conscience de la manipulation dans laquelle tu baignes, les besoins de consommations te paraîtront moins pressants et tu découvriras que l’on peut penser autrement.

Qui suis-je ?

Je ne suis pas un gourou, mais plutôt un franc-tireur. Je n’ai pas le charisme des orateurs. Je ne suis pas un leader. Je ne me revendique pas comme un érudit ou un philosophe. Je suis un simple citoyen.

Je ne promets pas de meilleurs lendemains, la richesse ou le bonheur. Je n’ai pas grand-chose à gagner dans cette démarche. Sinon les critiques et les insultes. Je souhaite modestement défendre une cause, celle de la liberté de penser. Je me sens comme un résistant dans un pays occupé.

Mon crédo est la raison, le doute et l’humilité. J’explore les idées, les points de vue. La science de la preuve est ma religion. L’ouverture d’esprit est la qualité que j’envie.

La quête utopique de la vérité me guide comme une lumière que j’aperçois au bout d’un tunnel sans fin construit de préjugés et de mensonges.

Suis-je le seul à penser cela ?

Nos maîtres sont convaincus de posséder la vérité. Lorsqu’un mouton se met à penser différemment, il est mis au pilori. Le maître, juge et bourreau, le désigne comme dangereusement subversif. Pour éviter la contagion dans le troupeau, il isole la bête soi-disant malade. Il la désigne comme le chantre du mal et la responsable par anticipation d’un futur chaotique.

Alors il faut se cacher pour penser, rester anonyme. Mais seul dans un coin on n’arrive à rien.

Ironie de la démarche, il semble incontournable de rassembler un nouveau troupeau ! Mais un troupeau sans berger.

Il me semble indispensable de briser les convictions de nos élites, bergers et maîtres. Tout n’est pas encore perdu. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.
Ce blog est comme une bouteille lancée sur l’océan par un naufragé.

Il y a peu de chance que cette bouteille atteigne un jour un rivage.

Si tu la trouves, écris-moi.

J’aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers.
(Montesquieu — « Mes pensées »)

 

 




Article écrit avant les évènements du 7 janvier

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